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  • Roch WAMYTAN
  • Homme politique, membre de l'Union Calédonienne et du FLNKS, Signataire de l'accord de Nouméa en 1998, Membre du groupe UC-FLNKS au Congrès de la NC, Président du Congrès de la Nouvelle-Calédonie
  • Homme politique, membre de l'Union Calédonienne et du FLNKS, Signataire de l'accord de Nouméa en 1998, Membre du groupe UC-FLNKS au Congrès de la NC, Président du Congrès de la Nouvelle-Calédonie

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Citoyenneté calédonienne socle du destin commun
Présentation d'une loi de pays proposant le drapeau du FLNKS comme drapeau du Pays                   
   
Bilan des déplacements dans la région du président du Congrès (coopération interparlementaire)         
       
9 août 2013 5 09 /08 /août /2013 13:05

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Mr le Haut-commissaire de la République,

Messieurs les parlementaires,

Madame la conseillère économique et social, Madame Tjibaou,

Messieurs les consuls et représentants diplomatiques,

Mr le Président du gouvernement et les membres du gouvernement de la Nouvelle-Calédonie,

Messieurs les représentants des églises catholiques et protestantes,

Messieurs les présidents du Sénat coutumier et du Conseil économique et social,

Messieurs les présidents de province,

Mesdames et messieurs les maires de Nouvelle-Calédonie,

Messieurs les grands chefs coutumiers,

Messieurs les représentants des forces armées en Nouvelle-Calédonie,

Mesdames et messieurs les élus du Congrès,

Messieurs et mesdames les représentants de la presse,

Mesdames et messieurs,


Permettez-moi tout d’abord de remercier celles et ceux qui m’ont porté à la présidence du Congrès de la Nouvelle-Calédonie pour la troisième fois au cours de ce mandat. Je voudrais aussi profiter de cette opportunité pour saluer le travail de tous ceux qui, avant moi ont servi la première institution de notre pays : Mr Simon LOUEKHOTE, Mr Pierre FROGIER, Mr Harold MARTIN, et bien évidemment mon prédécesseur immédiat, Mr Gérard Poadja.

Cette institution qui représente à la fois la diversité et l’unité de notre pays car c’est ici que se bâtit chaque jour la construction du destin commun par le rééquilibrage et la cohésion territoriale.

 

Mes pensées vont aussi à tous ceux qui, à un moment donné, ont occupé ces sièges et qui nous ont quittés, et notamment le dernier en date, Monsieur Albert Ouckewen.

 

Je voudrais aussi saluer le personnel de l’administration du Congrès pour son implication journalière et son dévouement à l’institution.

 

Enfin, je tiens à vous saluer, vous tous, mes chers collègues, qui siégez dans cet hémicycle depuis quatre ans maintenant. Vous qui êtes au cœur de la vie politique de notre pays. Chacun de vous siège ici par la volonté du peuple calédonien. Chacun de vous est un lien vers les Calédoniens., vous qui façonnez le visage de notre Calédonie de demain au travers de tous ces textes que vous examinez en commission et que vous votez ici en assemblée plénière. Vous qui forgez la loi par le travail, par la passion des débats tenus dans cet hémicycle, cette loi qui définit peu à peu les contours de notre future Nouvelle-Calédonie. Et pour cela, nous devons tous être les garants de la démocratie. C’est  d’ailleurs au nom de cette démocratie que je suis là aujourd’hui devant vous. C’est à elle seule que je dois le fait que je suis président aujourd’hui.

 

Nous restons tous fondamentalement des ardents défenseurs de l’Accord de Nouméa dont je suis un des signataires. Accord de Nouméa qui constitue aujourd’hui, et je le dis haut et fort, notre seul cadre d’action.  Chacun ici, se départage, sur le lien que nous entendons entretenir avec la France, mais aussi opposés que nous soyons, nous sommes liés, engagés, attachés, par l’Accord de Nouméa. Le peuple calédonien a confié à cette assemblée, par le référendum de 1998, le souhait de forger les lois qui porteront honnêtement et loyalement le projet fondateur de l’Accord de Nouméa, qui, je vous le rappelle, est un accord de décolonisation et un accord d’émancipation. C’est un véritable défi qui nous oblige, chacun d’entre nous, à dépasser nos querelles partisanes, surtout dans ces derniers mois qui nous restent avant la fin du mandat 2009-2014.

 

Durant cette nouvelle mandature à la présidence du Congrès, je pense tout simplement m’inscrire dans la continuité des actions et du travail que j’avais déjà entrepris lors de la mandature d’avril 2011 à août 2012.

Ma mandature précédente s’est achevée  avec l’ensemble des textes soumis et  examinés, notamment les délibérations budgétaires et les trois derniers transferts de compétence de l’Etat à la Nouvelle-Calédonie. Deux commissions spéciales (réforme de la fiscalité, élaboration et suivi des accords économiques et sociaux) ont été par ailleurs mises en place.

De même, la modernisation du congrès et la préparation à exercer pleinement son action délibérative et de contrôle ont fait l’objet de plusieurs actions : réorganisation de l’administration de l’institution, formation des élus avec venue de deux experts de haut niveau et la création du centre de documentation.

 

Je tiens d’ailleurs à féliciter chaleureusement notre président sortant, Monsieur Gérard Poadja, pour s’être inscrit en partie dans ces initiatives, et notamment en ce qui s’agit de la coopération et de la diplomatie interparlementaire entreprises sous ma mandature. Chacun sait que le regard du monde se tourne vers notre région qualifiée à plusieurs reprises de nouveau centre de la croissance mondiale. Ainsi l’intégration de la Nouvelle-Calédonie dans sa région du Pacifique est primordiale pour l’avenir et est un point qui me tient à cœur.

 

Et comme je l’avais fait, je m’investirai vigoureusement pour que cette institution puisse assurer sereinement son rôle en partenariat avec l’ensemble des institutions et pour que chacun puisse défendre librement l’idée qu’il se fait du chemin à emprunter vers la sortie. Toutes les voix seront entendues. Toutes les voix seront respectées ici au sein de notre assemblée. N’oublions pas que notre responsabilité en tant qu’élus, est de faire qu’au terme de l’accord, et sans préjuger du scrutin et de son issue, la Nouvelle-Calédonie puisse assumer pleinement son destin. Permettre à la Nouvelle-Calédonie d’assumer une émancipation politique si les citoyens de la Nouvelle-Calédonie le décidaient ainsi, c’est de cela que nous, élus, nous sommes comptables.

 

En tant que président, je ne vais pas me substituer à la responsabilité ô combien importante des élus que vous êtes, vous,qui de par votre travail, et par votre force de proposition, doivent contribuer, dans chaque texte voté à renforcer l’émancipation et la décolonisation de la Nouvelle-Calédonie. L’appréhension de cet objectif conditionne l’application pleine et entière de l’Accord de Nouméa et donne l’ampleur du défi que nous nous devons de relever honnêtement pour donner un choix réel, un choix libre à celles et ceux qui auront à se prononcer demain sur l’avenir de notre pays. 

 

Et permettez-moi pour terminer de citer un passage de Jean-Marie Tjibaou, dans le livre « Pratique et théorie kanak de la souveraineté », quelques mois avant son assassinat à Ouvéa le 4 mai 1989. Il parlait avec franchise. Et justement à propose de cette sortie qui nous interroge tous et qui doit tous nous impliquer, il disait ceci : « C’est l’espoir que les gens de notre pays bénéficient peut-être d’un mieux-être, d’un meilleur vécu, et je dirais de pouvoir mourir un jour en paix et dans la joie. C’est tout ce qui fait que l’on se bat tous les jours, que l’on court tout le temps en espérant que les gens vous rendent un sourire, parce que vous les avez aidés à être au mieux de ce qu’ils souhaiteraient être. ».

 

Je vous remercie.

 

 

Roch Wamytan

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Published by Roch WAMYTAN - dans CONGRES NC
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